La Libre Pensée du Bas-Rhin
Abrogation du Concordat et du statut scolaire d’exception d’Alsace-Moselle.

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6 décembre 2013
Esther BAUER, Hervé GOURVITCH

À propos de l’assignation en justice de Charlie Hebdo pour délit de blasphème

Communiqué de la Fédération de la Libre Pensée du Bas-Rhin

La Ligue de défense judiciaire des musulmans, présidée par l’ancien avocat Karim Achoui, a assigné le journal satirique Charlie Hebdo à Strasbourg pour « blasphème », un délit qui n’existe qu’en Alsace-Moselle. Il a également attaqué cet hebdomadaire devant le tribunal de Paris pour « provocation à la haine raciale ».
M. Karim Achoui souhaite que ces procédures, notamment celle déposée à Strasbourg, permettent de déboucher sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) visant à « mettre l’État dans l’obligation de réformer la loi de 1905 » de séparation des Églises et de l’État pour prendre en compte l’islam, actuellement « religion sous tutelle d’État », selon lui.

L’an dernier, c’était l’association catholique « Avenir de la culture » qui portait plainte contre X, à propos de la pièce de Romeo Castellucci : Sul concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu) mise en scène au théâtre du Maillon à Strasbourg. Le théâtre du Maillon avait à cette occasion subi des dégradations.

Le délit de blasphème (article 166) est un héritage de l’empire Allemand de 1870, héritage qui n’a pas été abrogé, tout comme le Concordat de Napoléon Bonaparte.
Une nouvelle fois, la démonstration est faite que les intolérants de tout bord utilisent cette législation, héritée de l’absolutisme, contre la liberté de conscience et contre la liberté d’expression.

Le délit de blasphème, comme le Concordat, constitue un Cheval de Troie contre la laïcité et la loi de 1905 de séparation Églises et de l’État.
Leur abrogation est nécessaire pour garantir contre ces entreprises la liberté de conscience et d’expression de tous les citoyens.


Strasbourg, le 05/12/2013.

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